Exotica 2018 : retour en images

Exotica2018-8C’est dans une ambiance conviviale qu’à eu lieu notre exposition et concours international.

Des oiseaux protégés

Pour la première année, Exotica accueillait un concours international. Pour cela, il fallait au moins trois nationalités dans le jury, et autant chez les exposants. On retrouverait ainsi des éleveurs Suisses, Allemands et Belges. De grandes volières abritaient des aras et autres cacatoès. On trouvait une grande variété d’oiseaux. Et sur les 1 000 présentés, 300 étaient à vendre.

Côté faune européenne, un panneau affichait que la détention et l’élevage de ces oiseaux sont réglementés.

« Ce sont des chardonnerets élégants. C’est une espèce protégée dans toute l’Europe. Ceux-ci sont nés en captivité et leurs éleveurs sont soumis à une demande de capacité. Les acheteurs, eux, doivent être inscrits dans le registre national depuis tout juste trois semaines. » Pour ceux qui ne respectent pas la réglementation, c’est 15 000 € d’amende et 6 mois de prison.

On trouvait également dans ces cages de l’hybridation. En effet, le chardonneret et le canari se croisent assez facilement. Mais le président du CCCE n’est pas fan de cette tendance. « Ce sont des oiseaux déjà magnifiques à la base. Mais il y a pire encore, certains éleveurs visent à créer des diamants de Gould blancs, alors qu’ils brillent déjà par leurs sept couleurs naturelles. »

Côté couleurs, le canari se défend bien. Certains sont teintés artificiellement avec l’alimentation. Sur une base de canari blanc, on obtient ainsi du jaune, de l’orange ou du rouge. Avec le sens du dosage et du moment choisi, on obtient des oiseaux bicolores. Mais les canaris « pure souche », il y en a suffisamment pour ne pas en arriver là.

Il y a trois catégories de canaris de concours : ceux de couleurs, les plus connus ; ceux de posture, les plus étonnants ; et ceux de chant qui ont le droit d’être moche puisque uniquement jugés par leurs chants. Les plus doués sont les Malinois et les Timbrados.

Mais celui qui les surpasse tous, c’est le Hartz qui arrive à cumuler sept gammes de chant, le bec fermé ! Et pour ne pas dénaturer son chant, il n’est jamais mélangé avec d’autres canaris mâles qui pourraient l’influencer.

Le Titi parisien

Dans la famille des canaris de posture, certains sont des bêtes de concours. On a l’Arlequin portugais, le Fife anglais ou le Scotch fancy. L’Ozo japonais est très étonnant. Très fin, il doit former un arc de lune du bec à la queue. Plus loin, avec ses plumes ébouriffées et sa frange façon béret, il ne manque que la baquette au Frisé parisien pour répondre aux clichés franchouillards. Ces derniers ont refusé de se reproduire cette année et dans toute la France. Une année trop chaude pour ces oiseaux fragiles.

Pour Michel Meyer, le Border est « la Roll’s des Roll’s ». Pas étonnant pour un oiseau anglais. Il est beaucoup plus grand qu’un canari classique et possède « un corps et une tête parfaitement ronds, une queue courte et le début de la cuisse visible » , nous décrit le président avec une lumière dans les yeux.

C’est qu’il les aime ses oiseaux. « Le plus âgé de mes canaris avait 17 ans. Et quand je faisais le tour des mangeoires avec Kiki sur l’épaule, il me grondait quand j’oubliais une cage » , se souvient-il, nostalgique.

[source : L’Alsace 03/11/2018]

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